dimanche 21 novembre 2021

Huang Hu Fang / Mai Gei Wong

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D'après cet article
Traduction par moi-même

Huang Hu Fang (également connu sous le nom de Mai Gei Wong) est né dans le village de Taipou, dans le comté de Sanshui qui fait partie de la province du Guangdong. Sous l’influence de son père, Huang Bo Dong, il pratiqua 13 boxes chinoises du sud différentes, ainsi que la lutte et l’haltérophilie. De plus, il apprit du Russe Kolingo la boxe occidentale, puis il devint l’élève de Huangzhen à Foshan pour apprendre le wing chun.
Prenant le wing chun original de Foshan comme base, Huang Hu Fang créa son propre style, le Mai Gei Wong Wing Chun, alliant les boxes chinoises du nord et du sud.
 
Sous sa direction, ses élèves et lui ont remporté plus de 300 compétitions d’arts martiaux, il fit également don d’un avion durant “the great steel”(1).
Par la suite il donna des cours en public dans le Guangzhou (Canton), ce qui lui apporta de nombreux élèves. Les techniques de boxe qu’il enseignait concernaient principalement le combat réel et étaient célèbres pour leur férocité et leur dureté.
Dans les années 50 et 60, il attira l’attention petit à petit et dans les années 70, cette figure légendaire à la fois adepte de la plume et de l’épée se fit à nom dans le Guangzhou.
 
Huang Hu Fang était à la fois un civil et un militaire et fut diplômé en commerce dans la première promotion de l’université Sun Yet sun après que la nouvelle Chine fut établie. Son expérience du chaos causé par la guerre, lui permit de mêler l’essence de différentes écoles et arts de guerre des temps anciens à son Mai Gei Wong Wing Chun. Il adhérait au principe de l’esprit inclusif et dans un esprit avant-gardiste, il ouvrit de nouvelles voies, qui firent que son wing chun s’est répandu par le bouche à oreille dans les années 70 et 80 dans le Guangdong. Puis il déménagea de Xiguan au district de Tianhe en 1988 et amena avec lui son wing chun.
Vers la fin de sa vie, il se consacra à enseigner à ses fils et filles, combinant la méthode d’apprentissage traditionnelle du wing chun avec ses propres expériences des arts martiaux et son fils aîné, Huang Nimyi, en récolta les bénéfices.
 
Mai Gei Wong est le surnom qu’il obtint à l’époque où les intellectuels étaient envoyés travailler à l’usine. Il fut, pour sa part, employé comme comptable de l’usine de transformation des aliments du Henan à Guangzhou, dans laquelle la chose la plus précieuse était la décortiqueuse de riz (qui se prononçait Mai Gei en Cantonais), ainsi certains artistes martiaux le surnommèrent Mai Gei Wong. Cependant, la plupart des artistes martiaux ont développé un stéréotype à l’encontre du wing chun, certains allant même jusqu’à dire que le wing chun est un art martial voyant mais pas pratique et qu’il ne convient qu’aux femmes. Concernant ces calomnies, Huang Hu Fang se sentit obligé de clarifier ce qu’est le wing chun, qui est un art martial de haut niveau mais déformé comme une chose inutile. Afin de maintenir la renommée du wing chun, il devait se démarquer pour vaincre celui qui semait des rumeurs sur le wing chun, dissipant celles-ci par sa victoire.
 
Après avoir pu apprécier les extraordinaires compétences du wing chun, les artistes martiaux ont grandement élargi leurs horizons. Il se sont demandé qui était cet as du wing chun, et lui demandèrent son nom. Pourtant ce dernier ne cherchait pas la renommée et par crainte que le ministère de la justice ne comprenne mal son comportement et fasse du tort à sa famille et à lui-même, il partit sans répondre à leur question. Certains passants le reconnurent, c’était Mai Gei Huang qui travaillait dans l’usine de transformation des aliments du Henan, mais confondirent Huang avec Wong(2).
 
Mai gei Wong s’est fait un nom après cela avec un flot incessant de challengers venu le défier. Et son nom est devenu encore plus populaire car il n’a jamais été vaincu. De plus en plus de gens lui demandèrent d’ouvrir une école et d’y enseigner le wing chun, et bien sûr il y eut également des gens pour tenter de l’arrêter, incluant des radicaux d’autres écoles qui passèrent même par les forces de l’ordre pour cela.
Cependant, Huang Hu Fang soupirait sur la fin de sa vie car il n’a pas réussi à promouvoir le wing chun en Chine, même si le nom “Mai Gei Wong” était synonyme d’invincible à cette époque. Ne souhaitant pas laisser perdre ce qu’il avait appris, il gardait l’espoir que ses enfants transmettent le wing chun.
 
Huang Hu Fang est décédé en 1998 à l’âge de 71 ans. La même année, son fils Huang Nimyi a réalisé son rêve en faisant la promotion du wing chun et a nommé officiellement le “Mai Gei Wong Foshan Wing Chun” comme “Mai Gei Wong”, installant l’enseigne devant l’école de wing chun à Tianhe.
Au cours des 20 dernières années, le Mai Gei Wong a prospéré et sa conception du wing chun s’est diffusée dans le monde entier.
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(1) : je ne sais pas de quoi il est question.
(2) : la prononciation est la même en cantonais.
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