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Le
barong est une épée utilisée par les Tausug, les Sama-Bajau ou encore les Yakan
du sud des Philippines.
Celle-ci,
en forme de feuille est large et ne possède qu’un seul tranchant. La lame en
elle-même est lourde, ce qui augmente l’efficacité de la coupe.
Sa
longueur varie de 20 à un peu plus de 50 centimètres, la longueur moyenne étant
d’environ 35 centimètres. Les lames plus récentes tendent à être plus longues,
mesurant entre 46 et 56 centimètres.
La
lame peut être damassée mais les motifs sont souvent assez épais :
La
plupart des poignées ont une virole en argent et d’autres anneaux faits de
fibres tressées et laquées. Les anneaux en fibres sont là pour assurer une
meilleure prise de la poignée et éviter qu’elle ne glisse dans la main. Ces
anneaux de fibres sont parfois directement placés sur la virole, mais le plus
souvent on alterne viroles et bandes de fibre mais l’assemblage peut laisser
penser qu’il ne s’agit que d’une seule virole en métal couverte par plusieurs
anneaux de fibres.
On
trouve également des viroles en cuivre, en laiton ou en swaasa (un alliage d’or
et d’autres métaux pour atténuer sa couleur).
Certains
barong qui ont été utilisés durant la seconde guerre mondiale possèdent aussi
des viroles en aluminium.
La
longueur moyenne de la virole serait de 8 cm environ, ce qui me semble beaucoup.
Les
poignées des nobles pouvaient être faites en ivoires, en corne de carabao (un
buffle d’eau domestique) ou en kamagong (de l’ébène des Philippines).
Certains
barong ont des poignées plus simples et sont de plus petite taille.
Les
formes de poignée les plus communes sont le cacatoès (kakatua) et le serpent de
mer (naga).
Les
pommeaux en forme de cacatoès avaient tendance à être fait en banati. Pour les
plus riches, le pommeau était souvent plus allongé et richement sculpté.
Pour
ceux moins fortunés ou pour aller combattre, les pommeaux étaient moins
élaborés et de taille beaucoup plus petite. La crête et le bec sont alors moins
accentués, voire de simples éléments vestigiaux sur les versions pour le
combat.
Vers
la seconde guerre mondiale, les formes de cacatoès ont changé, les crêtes
prenant une forme plus triangulaire et ont commencé à émerger directement à l’arrière
du pommeau, tandis que les modèles plus anciens avaient une crête qui sortait
de la crosse du pommeau.
Quant
au bec, il a commencé à devenir plus massif et de forme plus rectangulaire.
Les
fourreaux les plus anciens n’étaient souvent que partiellement enveloppés de
larges sangles en rotin et les planches les composants étaient plus fines que
sur les versions plus récentes.
Les
versions plus récentes sont entièrement enveloppées de rotin. Après la seconde
guerre mondiale, les fourreaux sont devenus plus épais et comportent une crête
centrale. Leur extrémité pointe vers le haut, formant un angle souvent proche
des 90°. On y trouve parfois des incrustations de nacre sur le plat du fourreau
ainsi qu’à ses extrémités.
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