Affichage des articles dont le libellé est Chine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chine. Afficher tous les articles

samedi 21 juin 2025

Le Grand Livre des Ryû, le nouveau livre de Sylvain Jolivalt

Il y a quelques années, je vous parlais sur ce blog d’une campagne de financement pour “Le Grand Livre des Oni”. Il s’agit d’un ouvrage réalisé par mon ami Sylvain Jolivalt !
 
Aujourd’hui, à l'heure où l'adaptation live de Dragons est au cinéma, Sylvain nous propose une nouvelle œuvre “Le Grand Livre des Ryû”. Si tu aimes la mythologie asiatique et/ou les dragons, il n’y a pas à hésiter !
 
Sylvain m’a plusieurs fois permis d’utiliser certaines de ses créations pour illustrer le blog (nouvel an chinois 2016, 2019, 2021, 2022, 2023). Et je l’en remercie une fois encore !
 
N’hésitez pas à participer à cette campagne de financement participatif et/ou à partager cette publication ! La publicité permet de toucher plus de personnes et donc de faire connaître et cette campagne et son travail. Chaque partage compte !
 
À propos du projet
 
Après le Grand Livre des Oni, paru en 2022, les Editions le Camphrier, l'Association Tanuki Kappa et Sylvain Jolivalt ont le plaisir de vous proposer un nouvel ouvrage :  Le grand Livre des Ryû.
 
 
Le livre
 
Conçu comme la continuité du Grand Livre des Oni, Le Grand Livre des Ryû est lui aussi le fruit de plusieurs années de recherches. Il invite à approfondir un sujet toujours passionnant : les mythes et légendes autour des dragons d’Extrême-Orient, probablement les plus célèbres parmi les yôkai, ces créatures issues du folklore japonais. Comme à son habitude, Sylvain Jolivalt livre avec rigueur les récits épiques issus de classiques japonais et chinois dans leur langue originale et en livre la traduction en français. Il enrichit son propos d’explications étymologiques précises, et agrémente le tout d’illustrations originales.
 
L’ensemble d'environ 240 à 300 pages, entièrement illustré par ses soins sera présenté, comme le Grand Livre des Oni, sous un format de 210 x 297mm avec une luxueuse couverture cartonnée.
 
Au sommaire ...
 
 
On y retrouve une douzaine de grands chapitres :
  • Définition
  • Les Dragons de Chine :
    • Généralités
    • Animaux dérivés des dragons
    • Le Classique des monts et des mers
    • Les nâga
    • Les dragons du Bouddhisme
  • Les dragons du Japon :
    • Mythologie
    • Les dragons de l'onmyôdô
    • Histoires de dragons et serpents géants
    • Et aujourd'hui?
Le contenu ...
 
Le Grand Livre des Ryû est un ouvrage qui se veut complet et riche et vous propose de partir à la source de nombreux mythes et légendes autour des dragons d’Extrême-Orient.
 
Richement documenté, Le Grand Livre des Ryû vous permet de découvrir les textes originaux (en japonais ou en chinois) ainsi que leur traduction.
 
De nombreuses illustrations vous permettent de visualiser les créatures mentionnées.
 

Les annexes...
 
Une quarantaine de pages d’annexes complètent l’ouvrage en permettant une meilleure compréhension dont :
  • Une carte des anciennes provinces
  • Extraits de classiques entièrement traduits
  • Une bibliographie occidentale et asiatique, pour aller plus loin
Le livre s’appuie sur une bibliographie riche, comprenant des classiques japonais comme le récit épique du Dit des Heike, Les Histoires d’Abe no Seimei, personnage à la fois historique et de fiction qui fut astrologue et géomancien attaché à la cour impériale du Japon du Xe siècle, ainsi qu’une riche bibliographie chinoise.
 
La bibliographie se complète d’ouvrages d’auteurs références plus modernes comme YANAGITA Kunio, ethno-folkloriste japonais du début du XXe siècle, ou encore le très célèbre dessinateur MIZUKI Shigeru. Sylvain Jolivalt poursuit ses recherches avec des auteurs occidentaux comme l’orientaliste Bernard FRANK, qui fut professeur au Collège de France. Enfin, il trouve des sources inépuisables dans la Collection Numérique de la Bibliothèque de la Diète japonaise.
 
Et en plus...
 
Au moins un artbook plus accessible aux curieux moins férus de l’Asie accompagne cet ouvrage.
 
Artbook "Abrégé de dracontologie d’Asie orientale"
 

Publié en parallèle du Grand Livre des Ryû, l’artbook Abrégé de dracontologie d’Asie orientale (titre non définitif)  reprendra dans un format plus léger un bestiaire fabuleux présentant les différents dragons de la culture chinoise qui a rayonné vers les pays voisins : la Corée, le Viêt-Nam et le Japon.
 
Il s’agira d’un livret de 48 pages en format 148 x 210 mm à l’italienne, avec une couverture souple. Chaque section de deux pages reprendra, sur la page de gauche, l’appellation de la créature en mandarin, cantonnais, japonais, coréen, et vietnamien, pour les langues asiatiques, puis en latin, à la manière d’un nom scientifique, et en français, anglais, allemand, espagnol et italien pour les langues occidentales, et sur la page de droite une illustration dédiée.
 
Comment participer ?
 
Il vous suffit de vous rendre sur cette page. Les contreparties vont de 15€ à 2500€ (ou plus si vous le souhaitez). A partir de 35€ vous obtenez la version papier du livre, la version PDF, et votre nom dans l’ouvrage. Pour un ouvrage de cette qualité, c’est plus qu’honnête !
 
Il vous reste 31 jours pour vous décider ! Pour ma part je vais sans doute craquer :)…

dimanche 10 mai 2020

La danse du lion [partie 2]


Si mes articles vous plaisent, n'hésitez pas à laisser un commentaire à la suite de ceux-ci, ça fait toujours plaisir ;) !
Vous pouvez également me laisser un message en commentaire du livre d'or si le cœur vous en dit !

Partie 1Partie 2

Merci à Véronique pour ce nouvel article

La danse du lion chinois est accompagnée des tambours, des cymbales, et des gongs, qui se synchronisent aux mouvements et aux actions de l’animal. Chaque style (Foshan, Heshan, Fut-Hok, etc.) utilise un rythme différent. Le développement d’instruments électroniques miniatures a récemment amené à une évolution de cette musique, éliminant la nécessité de musiciens et du port d’objets lourds. Si cela a certes un côté pratique, cela enlève une bonne partie de la beauté du spectacle.

Durant le Nouvel An chinois, des troupes de danse du lion venant d’écoles d’arts martiaux visitent souvent les maisons et les boutiques de la communauté chinoise pour la coutume traditionnelle, durant laquelle le lion attrape des légumes verts ou des salades, censés porter chance, qui sont soit accrochés à une perche, soit placés sur une table devant la porte. Les « verts » sont liés avec une « enveloppe rouge » contenant de l’argent, et peuvent aussi contenir des fruits de bon augure, comme des oranges. Le lion danse et s’approche de la verdure et de l’enveloppe rouge comme un chat curieux ; il « mange le vert » et le recrache, mais garde l’enveloppe, qui est la récompense de la troupe. La danse est censée apporter chance au commerce visité.

Jadis, les « verts » pouvaient être suspendus à 5 ou 6 mètres du sol, rendus inaccessibles à un danseur portant une lourde tête de lion sauf s’il était un maître d’art martial accompli. Ces épreuves étaient ainsi devenues un spectacle public, une grande somme d’argent étant mise en jeu ; il arrivait que plusieurs lions venant d’écoles rivales approchent le même « vert », et les lions étaient alors censés se battre, non de façon chaotique, mais en respectant des mouvements stylisés de combats de lions. La réputation des écoles étant en jeu, les combats étaient violents, mais restaient civilisés. Le lion vainqueur devait ensuite utiliser des méthodes créatives pour atteindre le « vert », en dansant sur des perches en bambou ou en escaladant des pyramides humaines formées par ses condisciples.

Exemple de danse du lion et de combat dans le film The Final Fight (on retrouve même le vert !)

Pour ces exhibitions traditionnelles, lorsque la troupe entre dans un village, elle est censée aller d’abord présenter ses hommages au temple local, puis au hall des ancêtres  et enfin parcourir les rues pour apporter le bonheur à toute la population locale.

La danse du lion s’est répandue dans le monde entier en raison de la présence de la diaspora chinoise dans la plupart des pays des Amériques, d’Europe, d’Asie, et même d’Afrique, et tout particulièrement en Asie du Sud-Est.

La danse a évolué considérablement depuis l’époque où elle faisait partie des arts martiaux chinois, et est devenue plus artistique et théâtrale, prenant en compte l’expression et les mouvements naturels du lion, et développant un style plus acrobatique, et des techniques nouvelles. Cette évolution a amené de nouvelles formes de compétition, se déroulant par exemple sur des plateformes circulaires élevées sur des perches ; sont jugés non seulement la difficulté des acrobaties, mais aussi le réalisme des mouvements du lion, et même la qualité de l’accompagnement musical.

Entre 1960 et 1980, à l’époque où les films de Hong Kong décrivant les arts martiaux classiques chinois sont au sommet de leur popularité, les films de kung fu dans lesquels Jet Li incarnait Huang Feihong(1) (le Robin des Bois chinois) ont souvent montré les relations entre la danse du lion et les clubs d’arts martiaux. Huang Feihong aurait acquis son renom de héros après avoir combattu et vaincu à lui seul un gang de trente-six hommes de la secte du Lotus Blanc. Sans compter ses compétences en kung-fu et en médecine, il était également célèbre pour l’excellence de sa danse du lion et on faisait référence à lui comme le « Roi des lions » Il représenta l’école de son père au grand tournoi de Pékin.

(1) : je pense qu’il est également nommé Wong Fei-hung qu’on peut voir dans le film Rise of the legend avec Eddie Peng.
____________________

Pour me retrouver sur Facebook, il vous suffit de cliquer sur le logo ci-dessous puis de cliquer sur “J’aime” pour rejoindre ma page !

https://www.facebook.com/Passion-Wing-Chun-1159015210946904/?ref=br_rs

dimanche 3 mai 2020

La danse du lion [partie 1]

Si mes articles vous plaisent, n'hésitez pas à laisser un commentaire à la suite de ceux-ci, ça fait toujours plaisir ;) !
Vous pouvez également me laisser un message en commentaire du livre d'or si le cœur vous en dit !
 
Partie 1Partie 2

La danse du lion est quelque chose que nous sommes nombreux a avoir déjà vu au moins une fois ne serait-ce qu’à la télévision. Pour autant c’est quelque chose qui reste assez nébuleux pour beaucoup. Quel rapport avec les arts martiaux par exemple ? L’un des styles trouvant son origine à Foshan, ville des trois héros du wingchun, pourquoi ne pas en parler ici ?

Merci à Véronique pour ce nouvel article

La danse du lion est une danse traditionnelle de la culture chinoise et d'autres pays asiatiques où des danseurs, revêtus d'un costume de lion, imitent les mouvements de l'animal. Elle est exécutée le plus souvent pour le Nouvel An chinois et pour d'autres festivités religieuses ou culturelles chinoises, mais aussi à des ouvertures de foires commerciales, pour des mariages, ou tout simplement pour honorer des invités importants : cette danse est censée apporter la chance.

Elle est étroitement associée aux arts martiaux chinois  et les danseurs sont le plus souvent des membres d'une association locale de kung fu ; ils s'entraînent dans leur club, intensivement, pour maîtriser les techniques de la danse comme celles d'une discipline de leur art martial. En général, une école ayant une troupe compétente formée de nombreux lions montre par cela même sa qualité. Il y a même eu des troupes exclusivement féminines, bien que cette danse nécessite beaucoup de force de la part du danseur porteur (qui soulève son coéquipier au dessus de sa tête et l’y maintient)

Il y a deux danseurs par lion, L’un à la tête, l’autre à l’arrière, et, contrairement à la danse du dragon, les danseurs sont ici peu visibles. Les mouvements de la danse en elle-même se retrouvent dans les arts martiaux chinois.

Considérant toutefois que le lion en tant qu'animal était inconnu en Chine avant la dynastie Han (206 avant notre ère à 220 de l’ère commune) on peut supposer que l'origine de la danse n'était pas chinoise.

La danse du lion de la Chine du Sud  est originaire de la Province de Canton. Le lion, est associé à la légende du monstre mythologique appelé Nian et est représenté avec une corne unique (d'où l'appellation de danse de la licorne, utilisée au Viêt Nam). Nian est un animal maléfique à tête de lion et corps de taureau.

La tête du lion est généralement faite en papier mâché sur un cadre de bambou ; le corps est formé de couches de tissu solide bordé de fourrure.  Les costumes des danseurs sont assortis au lion, bien que certains portent des pantalons de kung-fu pour un aspect plus traditionnel.

Il y a deux styles principaux de cette danse : le Foshan, et le Heshan, tous deux nommés d'après leur lieu d'origine. Il existe d'ailleurs un musée consacré au sujet, le Huang Feihong Lion Art Martial Arts Museum, situé dans le Huang Huiong Memorial Hall à Foshan.


Le Foshan est le style qu'adoptent la plupart des écoles de kung-fu. Il demande des mouvements puissants et de la force pour tenir les postures. Le lion devient un emblème de l'école de kung-fu, et seuls les élèves les plus avancés sont autorisés à participer à la danse. Le lion Foshan traditionnel a des soies dures au lieu de fourrure, et est plus lourd que les modèles populaires modernes ; il a aussi une queue très longue à laquelle sont souvent attachées des clochettes, il a des yeux pivotant de droite et de gauche, des dents et une langue saillante. Enfin, il possède un large front, des lèvres ourlées, et, comme tous les lions du Sud, une corne, pointue dans ce style. Des styles régionaux de ce lion se sont développés dans le monde entier ; en général, les soies sont remplacées par de la fourrure, la queue est moins ornée (et les clochettes sont supprimées), les yeux sont fixes et la langue ne sort pas.
____________________

Pour me retrouver sur Facebook, il vous suffit de cliquer sur le logo ci-dessous puis de cliquer sur “J’aime” pour rejoindre ma page !

https://www.facebook.com/Passion-Wing-Chun-1159015210946904/?ref=br_rs