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samedi 1 avril 2023

Wing chun et jeux vidéo, mes premiers pas dans la motion capture !

Si mes articles vous plaisent, n'hésitez pas à laisser un commentaire à la suite de ceux-ci, ça fait toujours plaisir ;) !
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Je l’avais teasé dès le premier janvier dans mon article sur le calendrier 2023 : nous reparlerons de jeux vidéo sur le wing chun cette année :) ! Avec une chouette info qui devrait plaire à plus d'un parmi vous !
 
Au début de l’année 2022 un chouette jeu sur les arts martiaux est sorti. Un peu avant la sortie du jeu, j’avais donc écrit au studio en expliquant que je gérais l’un des plus gros blogs francophones sur le wing chun, que j’étais pratiquant d’arts martiaux et fan de jeux vidéo. J’avais terminé mon message en leur demandant si un partenariat était possible.
 
Et… je n’ai pas eu de réponse. Enfin au départ mais fin juin ils m’ont contacté pour me proposer mieux qu’un partenariat : “un billet de train et une expérience inoubliable”. Dans leur message, ils m’expliquaient avoir eu quelques échos à mon sujet via d’autres pratiquants d’arts martiaux dont certains qui m’ont vu passer mes duans (merci pour la bonne pub !) et que pour la suite de leur jeu vidéo ils souhaitaient intégrer des pratiquants de wing chun.
 
Je ne peux pas donner beaucoup de détails (j’ai repris plusieurs fois cet article pour en supprimer certains d’ailleurs), certaines clauses de mon contrat étant assez flippantes côté poursuites. Pour le moment, j’ai le droit de parler de mon expérience, mais pas de donner de détails sur le jeu et son contenu. De toute façon je n’ai pas appris grand-chose sur l’histoire du jeu en lui-même.
 
Donc, ce qu’ils m’ont proposé, c’était de découvrir la motion capture et de réaliser pour eux des enchaînements de wing chun qui serviraient pour l’animation de certains combattants dans leur jeu. Ça a été une expérience assez intéressante, passé le moment où je me suis dit que j’avais vraiment l’air d’une truffe dans ma combi moulante noire…
 
Si j’ai bien compris, le style de combat serait différent en fonction de la dangerosité des combattants. En bas de l’échelle nous avions la siu nim tau et les mouvements en découlant, jusqu’aux techniques de la piu zhi et certaines techniques du mannequin de bois pour les adversaires les plus dangereux. C’était très fun de réviser mes applications dans ce contexte.
 
On a aussi numérisé la forme de déplacements que j’ai apprise, ils étaient très intéressés par la façon de bouger dans le wing chun et j’ai été ravi de partager ça avec le studio mais aussi les autres pratiquants d’arts martiaux présents ! Je n’étais d’ailleurs pas le seul pratiquant de wing chun, il y avait plusieurs lignées… rah ça va vraiment être génial quand le jeu sortira. Certains n’ont fait de la motion capture que pour les armes, peut-être que ce sera pour les boss ?
 
Je me suis aussi demandé s’il n’y aurait pas un style commun pour les seconds couteaux et que les boss auraient un wing chun propre à chacun d’entre eux (et je suis curieux de voir quel genre d’avatar j’aurai si ma théorie est la bonne !).
 
Je portais donc une combinaison, une sorte de bonnet et des gants avec tout un tas de repères fixés dessus (les boules blanches) pour que l’ordinateur puisse suivre mes mouvements. Fort logiquement les capteurs étaient placés au niveau de mes articulations, j’en avais même sur les doigts mais la seule photo que j’ai c’était lors d’une petite pause café dans le couloir de l’immeuble du studio et je n’avais pas mes gants avec moi.
 
Le travail a démarré avec les formes que j’ai dû faire un paquet de fois jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits de ma performance. Ça m’a aussi permis de m’habituer à l’équipement, pour certains mouvements, comme le double tan sau par exemple, les petites boules sont un peu dérangeantes et il faut apprendre à en tenir compte sous peine de tout arracher (c’est arrivé…). Il a fallu être un peu inventif pour les contacts avant-bras contre avant-bras afin de ne pas virer le capteur du poignet par exemple, j’espère que ça rendra bien mais l’équipe avait l’air contente alors je suis confiant.
 
Même si dans ma nouvelle école j’apprends quelques variantes des taos, j’ai pratiqué la version que je connais et pratique depuis plus de dix ans (un peu moins longtemps pour le mannequin de bois). Lors de la session de capture de mouvement, je n’avais pas encore intégré Hoimun Wingtsun (désolé Sihing, ta version des formes ne sera pas immortalisée dans un jeu vidéo… pour le moment).
 
Après les formes, j’ai eu pas mal de travail de shadowboxing. C’était déjà pas mon exercice préféré lorsque je débutais en wing chun et que nous en faisions au sparing, et aujourd’hui je ne suis toujours pas fan. Heureusement pour moi il y avait aussi des phases en binôme, bien pratique pour les saisies et coups de pied de la huitième partie de la forme du mannequin de bois par exemple. On a aussi fait du travail de chute, parce qu’il fallait bien que mes personnages tombent face à celui du joueur lorsqu’il arrivait à me vaincre.
 
Du coup vous aurez une pensée pour moi d’ici quelques mois quand vous pourrez affronter des combattants de wing chun dans un super jeu vidéo. Vous aurez le plaisir de me casser la figure encore et encore… sauf si mes avatars vous envoient au tapis avant ça ! Vivement que je puisse vous en montrer plus, lorsque le trailer sortira par exemple !
 
Il s'agissait de mon poisson d'avril pour cette année 2023 :) ! 
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jeudi 1 avril 2021

Je me suis mis au behourd !

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Nous avons été nombreux, enfant, à vouloir être chevalier. Certains et certaines parmi nous n’ont pas perdu ce rêve en grandissant.
 
Chevalier, c’est un titre, mais rien n’empêche de revêtir une armure et d’aller combattre dans la joie et la bonne humeur. C’est ce qui se fait dans le behourd, pratique sportive tendant à reproduire les joutes à pied du Moyen-Âge. 
 
Dès que j’ai découvert l’existence du behourd, je crois que c’était via le championnat du monde Battle of the Nations, j’ai trouvé ça génial tout en me disant que je n’avais pas la condition physique pour une telle pratique. Entre le poids du matériel et les coups qu’on prend, ayant toujours été un petit gabarit, je ne me voyais pas dans une lice. Mon domaine c’est avant tout le combat à mains-nues. 
 
Et puis il y a environ un an et demi j’y ai repensé. J’avais fait un stage de messer durant l’été qui m’avait beaucoup plu mais les horaires des cours du club d’AMHE n’allaient pas avec ceux de mes cours de wing tsun. En cherchant d’autres clubs, je me suis demandé s’il y avait un club de behourd près de chez moi. Après tout ça ne coûte rien de se renseigner. 
Effectivement il y avait un club pas loin de chez moi et donc je les ai contactés. Par chance pour moi ils avaient deux évènements dans les prochaines semaines : la rentrée des associations et un entraînement ouvert au public. 
 
Super motivé je me rends à la rentrée des associations et… j’arrive en avance, beaucoup trop. Du coup je fais demi-tour et ce jour-là je peux vous dire que j’en aurais fait des kilomètres à pieds. J’ai de bonnes jambes et ça va bien me servir pour le behourd. 
Je retourne à l’évènement l’après-midi et le premier contact avec les membres de l’association se passe très bien. 
 
Au stand Xavier, le président de l’association, Vincent, Christophe et Laurent. Laurent m’explique qu’il y a deux conditions pour pouvoir faire du behourd : 
  • Être majeur : check 
  • Avoir envie de faire du behourd : recheck 
Il m’a peut-être dit ça suite à une question que j’aurais posé sur les gabarits. Honnêtement je ne m’en souviens plus, c’était fin septembre 2019. 
 
Deux semaine après je me retrouve au gymnase pour participer à l’entraînement public et le moins qu’on puisse dire, c’est que nous sommes nombreux, une bonne quarantaine.
 
L’entrainement se passe plutôt bien, un peu de renforcement musculaire, du soft, c'est-à-dire du combat en équipe à la touche avec des armes en mousse, puis viens ce pour quoi une grande partie d’entre nous s’est sans doute déplacée : le moment d’essayer une armure et de réaliser quelques passes d’armes avec l’un des membres de l’association. 
 
J’hérite d’une brigandine, d’un bassinet à casquette, d’une hache et d’un écu en goutte pour aller affronter Christophe qui est relayé par Vincent. N’allez pas croire que j’en ai fatigué un des deux, c’est juste que nous étions très nombreux et les combattants de l’association ont enchaîné les combats. 
Que dire de ce combat ? On se fatigue très vite en armure, Vincent bouge vite et bien, il cogne, j’essaye de lui rendre la pareille. Le combat s’arrête et je suis ravi de cette expérience percutante. 
 
Dès octobre j’étais bien entendu de retour et j’ai commencé à m’entraîner avec Alsace Combat Médiéval presque tous les dimanche 3 heures d’affilé, sans compter les entraînements à la maison qui allaient en s’intensifiant. L’entraînement était dur au départ, il l’est toujours d’ailleurs mais moins. Rapidement on commence à parler armures et projet historique, l’armure devant suivre des règles assez strictes en terme d’historicité mais ce n’est pas le sujet de cet article. 
Moi j’hésite encore un peu, ça fait à peine un mois, l’ambiance est bonne dans le club mais une armure c’est un sacré investissement, il faut bien compter 1500€ pour une entrée de gamme et je n’ai pas envie de me lancer à la légère. Même si au fond de moi je sais que je vais le faire, me lancer mais pas à la légère. 
 
Les premières commandes partent fin 2019, les entrainements se poursuivent. Courant mars je passe mes dernières commandes pour mon armure et… on sait tous ce qu’il s’est passé en 2020. La Covid-19 et le confinement nous tombent dessus. Les forges sont à l’arrêt, les entraînements en groupe également. Je m’entraîne à la maison, l’association fait au mieux pour garder tout le monde motivé avec des challenges qui sont proposés. A l’été 2020 les choses semblent se débloquer un peu, le forgeron qui s’occupe du casque et des jambes de mon armure me signale que la commande est terminée, mais elle ne sera expédiée qu’en octobre suite à quelques soucis avec le livreur. 
 
Fin 2020 j’ai mon armure, enfin ! Mais les entraînements avec contact sont interdits et je continue de prendre mon mal en patience. 2020 n’était certainement pas la meilleure année pour se lancer dans la pratique du behourd mais je me dis que lorsque nous pourrons reprendre les sports de contact je serai prêt. Je travaille beaucoup à la maison, mais nous avons aussi pu reprendre des entraînements (groupe de 6 maximum et 2 mètres de distance entre les participants). Revoir les copains fait du bien au moral. 
 
Au niveau de la condition physique, le behourd m’a énormément apporté et rien que pour ça c’est un super ajout à ma pratique des arts martiaux, mais il y a aussi la combativité travaillée lors de différents exercices lorsqu’on pouvait encore et qui n’ira qu’en s’améliorant lorsque les entraînements avec contact pourront reprendre, ainsi que les tournois. 
 
Pourquoi n’en parler que maintenant ? J’ai gardé le secret un an et demi environ, faisant de cette pratique mon jardin secret. Je voulais attendre d’avoir fait mon premier tournoi pour commencer à en parler. Je n’avais aucune envie de me lancer là-dedans, d’en parler à tort et à travers et au bout de six mois m’arrêter parce que “c’est trop dur, trop chronophage, trop onéreux”. Ça aurait été nul de ma part et un échec complet à mes yeux. On m’avait prévenu dès le départ, le behourd c’est du temps, de l’argent et surtout beaucoup de travail. 
 
Comme on n’est pas prêt de repartir en tournoi, tant pis j’en parle. Je pense m’être assez investi durant ces 18 mois pour pouvoir le dire : je me suis mis au behourd !
Un grand merci à tous mes camarades d’Alsace Combat Médiéval et un merci particulier à Xavier mon parrain qui répond inlassablement à mes questions.
 
 
Hé non, cette année ce n'était PAS un poisson d'avril ;). Je me suis réellement mis au behourd. Après 4 ans à vous créer de fausses nouvelles pour ce jour, cette année j'ai décidé de vous surprendre en vous annonçant une vraie nouvelle !
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