dimanche 18 janvier 2015

Personnage de fiction : Vanity Case

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L’article du jour sera beaucoup plus court que les précédents. A travers celui-ci j’aimerais vous présenter un personnage de fiction pratiquant le wing chun !

Elephantmen 20
Le personnage de fiction du jour est Vanity Case du comic Elephantmen écrit entre autres par Richard Starkings et dessiné, toujours entre autres, par Moritat (The Spirit), édité par Image Comics !

L’histoire en bref : dans un futur pas si lointain l’Europe est ravagée par un virus ayant décimé une bonne part de sa population, mais est également le théâtre de violents affrontements entre la Chine et l’Afrique. L’histoire tourne autour des Elephantmen, des hybrides mi-humains, mi-animaux conditionnés pour être de parfaits soldats. Leur mission était à l'origine d’éradiquer toute vie sur le vieux continent.

Vanity après avoir usé de son wing chun
Vanity Case : Bianca est la fille d’un professeur disparu lors d’une enquête pour meurtre. Sa mère et elle eurent alors de nouvelles identités et une nouvelle adresse. La jeune fille choisit pour nouveau nom le surnom qu’elle avait lorsqu’elle était enfant : Vanity.
Peu après sa mère meurt de bronchite et la jeune fille se retrouve à travailler avec Hip Flask (l'hippopotame), l’un des Elephantmen après qu’un ancien collègue de son père ait tiré quelques ficelles au sein de l’agence d’information pour laquelle travaille Hip.

Wing chun : dans le numéro 20 d’Elephantmen, un homme embête Vanity et celle-ci finit par devoir user de son wing chun pour le remettre à sa place.






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dimanche 11 janvier 2015

Différents types de doubles couteaux papillon

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Il existe trois grands types de double couteaux papillons : shaolin, wing chun et lohan. Bien entendu il existe des variantes de ces trois modèles (la forme de la lame, celle de la poignée,…), aussi disons qu’il y a trois grandes familles de couteaux papillons.

La version shaolin : les moines shaolin étant bouddhistes, il se dit que leurs doubles couteaux papillons n’étaient que partiellement affutés afin de ne pas tuer leurs adversaires. Leurs armes étaient principalement utilisées à des fins défensives.
A priori la pointe de la lame n’était pas alignée avec la poignée ce qui fait que le contrôle de l’arme pour l’estoc n’était pas optimal.

La version wing chun : les pratiquants du wing chun ont modifié les couteaux de shaolin afin d’en faire des armes de guerre. Cette fois toute la lame est aiguisée et l’arrondi vers la pointe est plus prononcé. La pointe de la lame et la poignée sont alignées afin d’améliorer le contrôle de l’arme et ainsi pouvoir trancher et piquer plus efficacement.
Celle-ci était également plus légère que celle de shaolin, permettant une utilisation plus rapide.

Une seconde version aurait été utilisée contre les Mandchous, celle-ci possédant une pointe beaucoup plus effilée. C’est un design que j’ai rarement vu et uniquement en photos. La possibilité de trancher restait tout aussi efficace mais l’estoc devenait encore plus aisée, faisant de cette version une arme encore plus dangereuse.

Les doubles couteaux Lohan : sur ces derniers je n’ai trouvé que très peu d’informations (par contre beaucoup de choses sur une starlette…). Ils seraient beaucoup plus petits et serviraient à mutiler en tranchant les tendons par exemple.

Dans tous les cas, le dos des doubles couteaux papillons pouvait servir pour les blocages, afin d’épargner le tranchant de l’arme. Le crochet partant de la garde quant à lui, outre les blocages permettait des désarmements.

Bien entendu pour l’entraînement il est préférable d’utiliser des armes non aiguisée et aux pointes arrondies. Même là, la prudence est de mise, et il ne faut jamais oublier qu’il s’agit d’armes.

Les trois illustrations précédentes proviennent de ce site

Ci-dessus une version plus moderne des doubles couteaux papillons
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dimanche 4 janvier 2015

Les armes du wing chun


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“- Des armes ?
- Le bâton long et les couteaux papillons
- C’est tout ?
- Ça suffit.”
[The Grandmaster]

Elles sont au nombre de 2 : le bâton long et les doubles couteaux papillon. Ces outils nous viendraient des bateliers conduisant les jonques et plus particulièrement des jonques rouges lorsqu'il est question de s'en servir comme d'armes.

Grand maître Leung Ting maniant le bâton long
Le bâton long (Luk Dim Bun) : celui-ci est de taille variable. J’en ai vu qui mesuraient un peu plus de deux mètres quatre-vingt mais j’ai déjà trouvé des références qui indiquaient d’autres tailles.
Fait de bois, c’est une arme plutôt lourde qui n’est pas sans rappeler les perches utilisées par les conducteurs de jonques pour guider leurs esquifs sur les canaux ou se repousser des quais. Ceci laisse à penser que des versions plus longues existent donc bel et bien. Il s'utilise à deux mains.

L’épaisseur du bâton n’est pas la même d’une extrémité à l’autre. La base fait environ quatre centimètres pour s’affiner jusqu’à environ deux centimètres et demi à la "pointe". A noter que le bâton est lisse afin de pouvoir plus facilement le faire coulisser dans la main. Le pratiquant utilise la moitié la plus épaisse pour tenir et manœuvrer son arme, l’autre moitié servant à dévier, frapper et piquer.

Cette arme n’a pas toujours fait partie du wing chun. En effet, selon la légende, le moine Chi Shin l’aurait enseigné à Leung Yee Tai alors qu’ils travaillaient tous deux sur les fameuses jonques rouges où ils auraient échangé avec Wong Wah Bo. Pour rappel, Chi Shin fait partie des cinq invincibles du temple, enfin l’un des temples, de shaolin. Ensemble ils ont donc contribué à améliorer le wing chun en échangeant et perfectionnant leurs techniques respectives.

Les doubles couteaux papillon (Bat Zaam Dou) : ils sont généralement maniés par paire, permettant de défendre et d’attaquer de façon simultanée. Il s’agit d’une arme plutôt lourde, compte tenu de sa taille, qui serait apparue fin XVIIIe, début XIXe siècle.
À ne pas confondre avec le balisong (le couteau papillon pliable) qui, vient des  philippines.

Il s’agit de couteaux dont la longueur est environ celle de l’avant-bras de l’utilisateur. Il se dit que c’est pour en faciliter la dissimulation dans les bottes ou les manches mais j’ai un peu de mal avec cette théorie. Je pense plutôt que c’est pour des raisons de maniement.
Utilisé par les bateliers,  ce couteau permettait d'ouvrir les nœuds les plus résistants à l'aide du croc partant de la garde et se dirigeant vers la lame. La lame de par son épaisseur permettait de trancher facilement les amarres en cas de départ précipité ou d'ouvrir les sacs de marchandise pour en vérifier le contenu.

En combat, le croc peut servir à effectuer des blocages et, je suppose, à glisser le long de l’arme adverse.
La poignée est entourée d’une protection pour les doigts, parfois rectangulaire, parfois arrondie. Outre protéger les doigts, cette poignée permet d’effectuer une pique avec la lame en changeant sa prise et pourquoi pas d’utiliser son arme comme un coup de poing américain si l’utilisateur souhaite ménager son adversaire.

Suite à une question de Véronique sur un autre article, je fais un petit ajout : "le nom de couteaux papillons proviendrait, à priori, des occidentaux qui en voyant les Chinois utiliser les Bat Zaam Dou et ne sachant pas comment ces armes s'appelaient, les nommèrent ainsi en raison du mouvement des lames leur rappelant des ailes de papillon. Cette appellation serait donc uniquement occidentale."

Dans un prochain article je parlerai des différents types de doubles couteaux papillon.
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