Affichage des articles dont le libellé est taekwondo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est taekwondo. Afficher tous les articles

mercredi 1 novembre 2023

Stages et évènements de novembre 2023

Si mes articles vous plaisent, n'hésitez pas à laisser un commentaire à la suite de ceux-ci, ça fait toujours plaisir ;) !
 
Vous pouvez également me laisser un message en commentaire du livre d'or si le cœur vous en dit !

Stages et évènements 2023 : Stages et évènements à venir Stages et évènements passés Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre ● Décembre
 

dimanche 4 décembre 2022

Interview de Wang Zhi Peng [partie 2]

Si mes articles vous plaisent, n'hésitez pas à laisser un commentaire à la suite de ceux-ci, ça fait toujours plaisir ;) !
 
Vous pouvez également me laisser un message en commentaire du livre d'or si le cœur vous en dit ! 

Partie 1Partie 2

D’après une interview de Wang Zhi Peng réalisée par Jai Harman, initialement publiée dans le numéro 3 du magazine Wing Chun Illustrated.
Traduction par mes soins. 
 
 
Considérez-vous le Wing Chun comme un art interne ? Si oui, qu’est-ce que cela signifie et quel est l’impact sur l’entraînement ? 
Le Wing Chun appartient au Ng Ga Kuen (les styles se concentrant sur la force interne). Le Wing Chun ne met pas l’accent sur la force brut (la Force Externe). Il met l’accent sur le petit se défendant contre le grand, le faible battant le fort, et le doux surpassant le dur, comme David contre Goliath. Ceci répond aux exigences du Ng Ga Kuen. Le Ng Ga Kuen est comme la médecine traditionnelle Chinoise, qui met l’accent sur le fait que la coordination du système interne peut améliorer les symptômes extérieurs. Si un équilibre Interne est atteint, les résultats Externes pourront être améliorés. Ainsi, lorsqu’il pratique le Wing Chun, le pratiquant devrait en premier renforcer sa structure Interne et ensuite affiner sa puissance Externe. Par exemple, au départ, le pratiquant devrait pratiquer en premier la Siu Nim Tao (La Petite Idée) pas à pas, l’entraînement des postures qui améliore la force globale interne, et pratiquer le Qigong pour renforcer les os et construire une flexibilité dans les tendons afin qu’ils puissent se coordonner avec les muscles et atteindre un état dans lequel “tous les muscles ne font qu’un”. On devrait effectuer la Siu Nim Tao au moins 45 minutes par jour, comme nous le faisons, pour avoir une chance d’acquérir ces attributs. 
 
Comment définiriez-vous un artiste martial complet ? 
Un artiste martial idéal devrait être comme Bruce Lee qui n’a pas seulement étudié les arts martiaux Orientaux mais également les Occidentaux. Ils devraient rendre leur Gung Fu simple, direct et innovant en absorbant ce qui est bon et en filtrant ce qui est mauvais. Bruce était un artiste martial très bien équilibré que les autres devraient aspirer à égaler. Un bon artiste martial devrait être entreprenant et créatif pour que les arts martiaux puissent être transmis de génération en génération avec vigueur. 
 
Comment avez-vous changé votre approche de votre Wing Chun en prenant de l’âge ? 
En prenant de l’âge, je me suis rendu-compte que j’enseignais plus que je ne pratiquais. Pratiquer est plus un hobby mais enseigner est ma responsabilité. Toutefois, comme ma connaissance du Wing Chun devient de plus en plus profonde, je réalise que mon travail dans les dix premières années était comme un nouveau-né ignorant voit le monde et les dix années suivantes étaient comme un adolescent plus mature avec beaucoup de place pour grandir et se développer. 
 
Durant vos nombreuses années à enseigner, quel est votre (ou vos) moment le plus mémorable ? 
Le moment le plus inoubliable a eu lieu lorsque j’ai eu la chance de répandre l’art du Wing Chun à la Chinese Police Academy, la plus grande force de police non militaire du monde. Les étudiants là-bas avaient appris le Taekwondo, le Karate et d’autres arts martiaux étrangers ; toutefois, après avoir amené mes élèves avancés là-bas et réalisé une démonstration, ils ont compris l’importance du Wing Chun comme art martial local. C’était d’une grande importance pour moi puisque au fil du temps j’ai vu une perte d’intérêt pour la culture Chinoise dans la jeune génération. Cela me donne à présent le plaisir de dire qu’ils étudient le Beijing Ving Tsun comme leur seule technique de défense. 
 
Qu’est-ce que l’entraînement au Wing Chun vous a appris dans la vie ? 
Pratiquer le Wing Chun ne m’a pas seulement apporté une santé physique et mentale, une meilleure vie et un esprit plus flexible mais aussi la paix intérieure. Cela ne m’a pas rendu colérique mais me permet d’apprendre la patience et la tolérance face aux gens, seulement ainsi de plus grandes contributions peuvent être faites à la civilisation humaine dans sa totalité. 
 
Comment voudriez-vous voir le Wing Chun se développer dans le monde moderne ? 
Ce qui est important pour le développement moderne du Wing Chun n’est pas de montrer à quel point il est fort et redoutable mais de montrer quels bénéfices il peut apporter pour la santé physique et mentale de l’humain et comme il permet aux gens d’acquérir une connaissance nouvelle et une compréhension de la vie et du monde. Le Wing Chun comprend les pensées de nos prédécesseurs à propos de la vie humaine et de l’univers depuis des centaines d’années, et cela interprète la philosophie Chinoise ancienne avec de parfaits mouvements internes et externes. La diffusion et le développement du Wing Chun dans le monde nous permet de nous cultiver nous-même en le pratiquant, et permet à tous ses pratiquants de devenir unis et de vivre en paix comme une grande famille, ce qui, on peut le dire, est une grande contribution vers la paix de la race humaine.
____________________
 
Ce blog est sans pub et le restera, en revanche si vous souhaitez me payer un café ou un thé, c’est par ici que ça se passe ! Avec ou sans café ou thé, merci pour votre visite :) !
 
Pour me retrouver sur Facebook, il vous suffit de cliquer sur le logo ci-dessous puis de cliquer sur “J’aime” pour rejoindre ma page !

https://www.facebook.com/Passion-Wing-Chun-1159015210946904/?ref=br_rs

dimanche 13 février 2022

Interview de Samuel Kwok [partie 1]

Si mes articles vous plaisent, n'hésitez pas à laisser un commentaire à la suite de ceux-ci, ça fait toujours plaisir ;) !
Vous pouvez également me laisser un message en commentaire du livre d'or si le cœur vous en dit !
 
Dans cette interview j’ai gardé les noms tel qu’ils étaient dans le document original, même si je préfère l’écriture “Ip” à “Yip”.
 
Partie 1Partie 2
 
Interview parue dans le magazine Blitzmag et partagée sur le site de Samuel Kwok
Traduction par mes soins
 
Grand Maître Samuel Kwok est l’un des maîtres du kung fu les plus reconnu aujourd’hui, perpétuant l’héritage des célèbres représentants du Wing Chun de Hong Kong, le grand maître Yip Man et ses fils, les grands maîtres Yip Chun et Yip Ching. Formé à Hong Kong par les frères Yip, Kwok est mondialement connu en raison de ses nombreuses contributions au Wing Chun, y compris un ensemble de DVD d’enseignement sur le système. Ici, il raconte son histoire dans les arts martiaux et ses réflexions sur le fonctionnement interne du Wing Chun.
 
Samuel Kwok est né à Hong Kong en 1948, d’un père ministre du culte. La passion des arts martiaux lui est venue très tôt et sa première expérience fut avec le kung fu de la grue blanche, sous la direction de son oncle Luk Chi Fu. L’entraînement que Wing Chun de Kwok a débuté à Hong Kong en 1967 sous la direction de Chan Wai Ling, un maître du Wing Chun kung fu dans la tradition des grands guerriers de ce système.
 
Il s’est lui-même imposé comme l’un des instructeurs de Wing Chun les plus compétents de notre époque. Son expérience dans le système s’étend sur environ quatre décennies, au cours desquelles il a eu l’occasion de s’entraîner avec les meilleurs au monde.
 
Grand maître Kwok est un haut représentant de la méthode Ip Man [souvent également orthographié Yip en traduction occidentale] depuis le début des années 1980. Il a la particularité d’être formé et d’être le représentant principal des deux fils d’Ip Man, les grands maîtres Ip Chun et Ip Ching. Sa performance lors de la première conférence mondiale de Wing Chun en 1999 est légendaire, tout comme sa démonstration lors de l’inauguration du musée Ip Man à Foshan, en Chine.
 
En plus de sa formation approfondie sous la direction d’Ip Chun et Ip Ching, il a également eu l’opportunité de s’entraîner sous la direction des maîtres de première génération tels que Lee Sing, Chu Seung Tien et Wong Shun Leung. L’interview suivante approfondit l’histoire de Kwok et ses philosophies sur le kung-fu.
 
Depuis combien de temps pratiquez-vous les arts martiaux et qui furent vos premiers professeurs ?
 
Depuis que j’ai neuf ans. J’ai regardé des films de kung-fu à la télévision jusqu’à l’âge de 15 ou 16 ans. À cet âge, j’ai commencé à aller dans les bazars où des réfugiés venaient de Chine continentale et vendaient toute une gamme de remèdes à base de plantes chinoises comme les dit da jow [utilisés pour soulager les ecchymoses et les bosses]. Les gens y démontraient leurs compétences en kung-fu afin de vendre leurs marchandises. J’ai beaucoup appris en regardant ces démonstrations. J’ai découvert le Wing Chun de la Grue Blanche, style Fuijian. Maître Cheng Man Lung, qui était le champion de combat full contact à Canton dans les années 1980, était très puissant en raison de ses compétences dans le dim-mak [frappe par point de pression].
 
Il s’est entraîné avec un seau plein de granit et ses doigts étaient très courts et épais après des années à frapper dans le seau(1). Mon intérêt pour le Wing Chun s’est poursuivi en 1968 lorsqu’un gars qui jouait au basketball m’a montré la forme Siu Lim Tao [Petite idée]. Cependant, je n’ai pas été très impressionné par sa démonstration de la forme. Je suis venu en Angleterre en 1972 et j’ai commencé à apprendre le Wing Chun avec Lee Sing, qui était un élève du grand maître Ip Man. Lee Sing fut mon premier professeur de Wing Chun et c’est lui qui me présenta à Grand Maître Ip Chun en 1978.
 
J’ai poursuivi mes études avec Grand Maître Ip Chun, qui m’a enseigné la forme du mannequin de bois parmi toutes les autres formes de Wing Chun de manière très détaillée. J’ai invité Grand Maître Ip Chun au Royaume-Uni à de nombreuses reprises pour animer des séminaires. Incidemment, Grand Maître Ip Chun est le pratiquant de chi-sao [mains collantes] le plus habile que j’aie jamais vu. En 1992, j’ai amené son frère, Grand Maître Ip Ching, au Royaume-Uni pour diriger des séminaires. En 1994, j’ai poursuivi ma formation en Wing Chun auprès de Grand Maître Ip Ching. En 1995, j’ai amené les Grands Maîtres Ip Chun et Ip Ching à Chicago pour diriger des séminaires communs. J’ai passé de nombreuses années non seulement à m’entraîner sous la direction des deux fils de Grand Maître Ip Man, mais aussi à faire leur promotion aux États-Unis et en Europe.
 
À combien de styles de kung-fu ou d’autres méthodes vous êtes-vous entraîné ?
 
Je me suis entraîné au kung fu de la Grue Blanche avec mon oncle, Luk Chi Fu et son fils. Luk Chi Fu était l’un des plus grands professeurs de danse du lion à Hong Kong. Il est un grand maître du style de la Grue Blanche. Je me suis entraîné avec mon cousin Sifu Luk Chung Mau, lorsqu’il enseignait à Londres de 1976 à 1978 et j’ai également poursuivi mes études de danse du lion avec lui. J’ai décidé d’enseigner le Wing Chun de la famille d’Ip Man. Au fil des ans, j’ai découvert une gamme d’arts martiaux différents et je pense qu’il est important d’avoir l’esprit ouvert lorsqu’il s’agit de sa quête de connaissance des arts martiaux. Divers artistes martiaux qui ont étudié avec moi ont échangé leurs connaissances de leurs propres arts. J’ai eu des gens qui se sont entraînés au karate et au taekwondo, 4e Dans, s’entraînent avec moi. Je suis également devenu ami avec divers maîtres de la boxe thaïlandaise tels que Master Toddy (qui enseigne maintenant à Las Vegas), Master Win (nous nous sommes battus ensemble(2)), Master Woody et Master Krin. Je suis resté ami avec chacun d’eux.
____________________
 
(1) : il frappait avec ses doigts les pierres contenues dans le seau.
(2) : ils ont fait du sparing ensemble, l’affrontement n’était pas un combat suite à une dispute.
____________________
 
Ce blog est sans pub et le restera, en revanche si vous souhaitez me payer un café ou un thé, c’est par ici que ça se passe ! Avec ou sans café ou thé, merci pour votre visite :) !
 
Pour me retrouver sur Facebook, il vous suffit de cliquer sur le logo ci-dessous puis de cliquer sur “J’aime” pour rejoindre ma page !

https://www.facebook.com/Passion-Wing-Chun-1159015210946904/?ref=br_rs